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BROUILLON

Examen intrasemestriel : brouillon

Question 1.

Quelles sont, parmi les composantes de la représentation, les quatre qui ressortent le plus dans le spectacle du TNM?
Justifiez chacun de vos choix.

Assurément pas le son. (Étonnamment, l’entrée en matière se sert beaucoup de la musique, harmonisé à la projection et à l’atmosphère évoquant l’univers de l’illusion; la musique ne viendra, hélas, que ponctuer de façon disparate quelques moments à travers le spectacle). À priori, la lumière non plus (les éclairages étaient très pauvres), sauf néanmoins pour les projections d’images sur les paravents.

Les costumes étaient disproportionnés par rapport aux autres composants, jusqu’à être somptueux. Éclectiques, voire riches (même pour des personnages de bas niveau). Beaucoup de couleurs, contrairement à l’ambiance (généralement sombre et terne).

Malgré la profondeur de la scène du TNM, on exploite très peu l’espace horizontal. Il y a des jeux mécaniques avec les écrans et des jeux de projections.

Les décors étaient sophistiqués dans leur minimalisme : disposition ingénieuse, mais occupation d’un minimum d’espace (c’est notamment le cas avec la « cage » de projection au début, dans laquelle jouent les quatre personnages et au fond de laquelle il y a projection). Textures, couleurs, variété.

Texte : joué à la française, on respecte le texte presque dans son intégralité. Prend beaucoup de place.

Éléments (accessoires) fétiches : seringue disproportionnée. Les gants de vaiselle.

Question 2.

Dans son article La représentation émancipée, Bernard Dort explique que l’avènement de la fonction de metteur en scène a eu deux effets qui, combinés, ont mené à l’émancipation de la représentation.
Qu’est-ce que Dort qualifie de « représentation émancipée » et quels sont ces deux effets?

Au lieu d’être une représentation unifiée (fusion des arts), le théâtre devient un regroupement d’arts relativement indépendants.

Une ouverture de sens : le théâtre est une polyphonie signifiante, ouverte sur le spectateur. On peut transgresser les barrières de la signification : un accessoire peut avoir plusieurs significations (représentations possibles) chez le spectateur (et c’est l’acteur qui participe à la construction).

Question 3.

Quelle est la différence entre l’espace scénique et l’espace scénographique?
Après les avoir définis et distingués, montrez comment s’appliqueraient ces deux concepts au spectacle vu au TNM.

Espace scénique vs scénographique : l’espace scénique se limite à la scène, l’espace scénographique pense l’espace dans un ensemble plus large : décors, vue d’ensemble de la salle, impact du son et des projections sur le spectateur.

Question 4.

Définissez et situez les trois principales composantes de la cage de scène.
Laquelle de ces composantes est moins utilisée aujourd’hui et pourquoi?

Question 5.

Qu’est-ce que l’espace dramatique?
Qualifierez-vous celui du spectacle du TNM d’allusif ou d’illusionniste?
Pourquoi?

Certainement plus allusif qu’illusionniste : la projection du premier acte, avec le simulacre de voiture, est extrêmement opaque pour un public du XXIe siècle.

Pour un public du début du XXe siècle cependant, ce genre de projection serait au contraire plutôt du côté de l’illusion, puisqu’on n’est encore guère accoutumé aux effets spéciaux, notamment aux projections et au cinéma.

Le public contemporain peut donc regarder ces éléments d’« effets spéciaux » avec distance et amusement plutôt qu’avec illusion.

Les projections elles aussi sont tout à fait opaque : au lieu d’un tableau noir comme on devrait en retrouver un (mentionné dans les didascalies de la pièce), les images apparaissent projetées sur des panneaux texturés, dont la fonction première ne serait pas, à première vue, d’accueillir des projections.

Question 6.

Comment le contexte de production théâtrale du XIXe siècle explique la genèse de la mise en scène?
Quel serait l’artiste qui aurait, le premier, incarné cette fonction nouvelle dans le champ des arts de la scène et sur quel concept particulier s’est-il appuyé?
Expliquez brièvement ce concept.

Idéologie naturaliste.

Question 7.

On analyse les mises en scène en fonction de « trois pôles dynamiques ».
Quels sont ces pôles?
Après les avoir définis, expliquez comment vous les appliqueriez au spectacle vu au TNM.

TNM : textocentriste (respect du texte à la lettre), opaque (dispositif technique opaques, époque bien différente, comédie accentuée d’accessoires et de costumes non réalistes, environnement sonore inégal et donc non immersif) et représentationnel (recours aux symbols, les objets sont non fonctionnels ou inopérants, à ce que l’acteur représente)

Question 8.

André Antoine et Constantin Stanislavski sont parmi les pionniers de la mise en scène. Tous deux défendent, du moins à leurs débuts, l’esthétique réaliste.
Donnez deux éléments caractéristiques d’une mise en scène réaliste.
Puis, expliquez en quoi le réalisme de Stanislavski se distingue de celui d’Antoine.

Observation dans la nature; théâtre dont l’objectif est de ressembler à la réalité

Question 9.

Les « objets textuels » qui servaient à la représentation sont de types très variés. Si vous aviez à rattacher les deux textes lus, Éden matin midi et soir et Knock, à un « objet textuel » particulier, auquel rattacheriez-vous chacun d’eux et pourquoi?

Question 10.

Qu’appelle-t-on un « texte gisement »?