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BROUILLON

Question 1.

Que faut-il comprendre de l’affirmation selon laquelle le matériau textuel ne serait plus prescriptif au théâtre? Comment cette affirmation est-elle confirmée ou infirmée dans les trois pièces lues au cours du semestre?

Les pièces traditionnelles étaient typiquement construites pour que tous les spectateurs arrivent à une interprétation commune, unifiée, identique et fermée.

Knock

Plutôt fermé. La pièce est plutôt claire, le message de la pièce n’est pas équivoque. Le caractère réaliste des didascalies montre un décor réaliste.

(En plus de la surenchère explicative du Docteur Vadeboncœur à la fin dans la représentation du TNM)

Éden

La pièce oscille entre les deux pôles :

La meute

Question 2.

Quels sont les fondements du contrat spectaculaire? Dans lequel des deux spectacles que nous avons vus diriez-vous que ce contrat tacite serait le moins bien respecté et pourquoi? Quels en sont les effets?

Piste : séance 12

Fondements

Dans Knock, ce sont les créateurs qui respectent le moins bien le contrat, avec l’entrée en scène du docteur Vadeboncœur (bris du mode d’adhésion créé durant la pièce); passage d’un mode axé sur la fiction à un mode d’adhésion « réaliste »; changement de registre.

Effets

Malaise généralisé.

Question 3.

Des trois pièces lues, laquelle se prêterait le mieux à l’approche du jeu en 7 questions et pourquoi? Laquelle s’y prêterait le moins, et pourquoi?

Le moins : Éden matin midi ou soir

  1. Qui?
    1. Qui suis-je? Nom : Adèle Trousseau. On connaît certains éléments de son passé (étudié en lettres, liaison avec Grégoire), elle en sait beaucoup sur la maladie mentale (elle théorise la thanatopathie) et le suicide.
    2. À qui le personnage ressemble-t-il? C’est une femme
    3. Qu’est-ce que le personnage fait? Tente de se suicider, tente de justifier son suicide. Est patiente d’un hôpital psychiatrique.
    4. Quel âge a-t-il? 28
    5. Comment est-il habillé? ???
  2. Où suis-je? Hôpital psychiatrique
  3. Quand? Temps indéterminé.
  4. Qu’est-ce que je veux? Me suicider. Convaincre le médecin qu’elle est saine d’esprit. Masquer sa tentative de suicide.
  5. Pourquoi est-ce que je le veux? Thanatopathie. Elle a tout essayé (énumérations p. 42). Elle souffre.
  6. Comment puis-je obtenir ce que je veux? (Mourir?) On ne sait pas comment elle va se suicider.
  7. Quel est l’obstacle? Ceux qui veulent la soigner (psychiatre, mère, voisins).

La question du « qui » demeure la plus floue et abstraite. Le temps est aussi très indéterminé, avec des réminiscences fragmentaires.

Le plus : Knock

  1. Qui suis-je? Médecin, quarantaine, a fait des études en lettres, « non-médecin » qui a pratiqué sur un bateau
  2. Où suis-je? Petit village (le nom est mentionné dans la pièce) de campagne de France. On mentionne aussi Lyon. Lieux réalistes.
  3. Quand? Moment de l’écriture : 1924, avec automobile de l’époque.
  4. Qu’est-ce que je veux? Avoir des clients.
  5. Pourquoi est-ce que je le veux? Faire de l’argent.
  6. Comment puis-je obtenir ce que je veux? Surdiagnostiquer les patients.
  7. Quel est l’obstacle? Le vrai docteur. Persuader les gens de se faire soigner. Se bâtir une réputation dans le village.

Question 4.

Quelles sont les six grandes traditions du jeu théâtral? Si vous aviez à rattacher le spectacle La meute à deux d’entre elles, lesquelles choisiriez-vous et pourquoi?

Six grandes traditions

La meute

Question 5.

On regroupe généralement les fonctions de base du son de la représentation théâtrale en trois catégories. Quelles-sont-elles? à laquelle de ces catégories rattacheriez-vous la pratique de Scott Gibbons, telle qu’il la décrit dans l’article lu? Expliquez.

Question 6.

Quelles sont les fonctions de base de l’éclairage lors de la représentation?

Question 7.

Pourquoi Bénédicte Boisson affirme que, jusqu’au milieu du XIXe siècle, « l’orateur [est] le modèle du jeu d’acteur »? Qu’exige-t-on ensuite de l’acteur ou actrice, qui est nouveau?

Le jeu physique : on ne demande pas simplement à l’acteur de déclamer (faussement, en « chantant », c’est-à-dire parler comme on ne parle pas), mais aussi de jouer physiquement, le travail physique de l’acteur. On lui demande de faire des exercices (entraînement chez Grotowski), formation de l’acteur dans le système stanislavskien, où le résultat est dû à un travail (n’importe qui peut devenir acteur).

Delsarte a créé un système très codifié de grammaire du geste pour rendre les mouvements/gestes plus naturels.

Question 8.

Dans leur article, Calvert et Pompeu reprennent certains éléments clés de la pensée de Susan Bloch. Celle-ci affirme qu’il existe six émotions de base? Quelles sont-elles et comment en mesure-t-on l’effet?

La peur, la colère, la tristesse, la joie, la tendresse, l’érotisme.

Par les signaux biologiques :

Question 9.

Quelles sont les catégories historiques de compositions en scénographie? Choisissez une des deux pièces vues, rattachez-la à une ou deux de ces catégories en expliquant vos raisons.

Knock : scénographie avec un point de fuite central facilement identifiable, dans un cadre (notamment à la première scène avec l’auto, mais aussi avec les autres scènes); symétrie des plans; on garde la notion de profondeur (arrière-scène, moyenne-scène, avant-scène clairement différenciés), rétro-projections accentuent le caractère central.

Tout le monde dans la salle a vu le même spectacle : impression de vision homogène de tous les spectateurs (qui voient tous la même chose en même temps), héritée des Italiens. Fusion, effacement de l’individu dans le groupe déterminé par la vision homogène. Il y a unité sur scène et unité dans la salle.

Le spectateur est témoin et récepteur : ce n’est pas très exigeant pour le public de comprendre l’organisation scénique sur scène ; il est naturalisé.

Similaire à l’organisation spatiale de la vie de tous les jours.

Question 10.

Quelles seraient les deux fonctions sémiotiques dominantes de la scénographie dans le spectacle La meute? Expliquez.

(Séance 08)

Métaphorique : la table et les chaises pour la salle à manger; les bols pour la nourriture; le lit pour la chambre.

Abstrait : Beaucoup d’espace vide, fond noir; forme des éclairages (qui ne renvoie à rien en-dehors du spectacle, rien en-dehors d’eux-mêmes), jeu de lumière et de son abstraits.