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BROUILLON

Présentation de Marcello Vitali-Rosati: outils numériques aux cycles supérieurs

Diapositives de Marcello

Selon Marcello, la pensée s’incarne dans les outils: les outils font la pensée, sont la pensée. Le passage aux plateformes informent, structurent et déterminent notre manière de faire de la recherche et d’enseigner.

L’utilisation de Jitsi (un système de visioconférence libre) n’est pas anodin: comprendre les outils permet de comprendre ce qu’on fait, ce qui se produit; avec Zoom, on ne peut pas comprendre ce qui se passe.

Nous essayons d’adapter nos rencontres aux outils comme Zoom, masi ceux-ci ne sont pas adaptés (conçus pour) nos usages, ex. d’enseignement.

==Les outils font la pensée.==

Les outils ne sont pas seulement des outils. Ils sont des interfaces cognitives qui présupposent des formes de discipline et d’organisation mentale et physique. En scriptant des actions, ils produisent et transmettent le savoir et, par là même, modélisent un monde.

Anne Burdick, Johanna Drucker, Peter Lunenfeld, Todd Presner, Jeffrey Schnapp

Chacun son outil

Chacun doit choisir son outil pour le besoin particulier.

On n’écrit pas un poème comme on écrit une liste d’epicerie ou un article scientifique: il faut penser aux outils.

Créer un outil signifie conceptualiser, créer des liens. Word ne permet par exemple pas de créer des liens, d’organiser des concepts.

Les outils font la penséee.

Certains outils sont pratiques pour prendre des notes, mais pour d’autres tâches (comme une recherche bilbiographique) on aura besoin d’autres outils.

Certains outils sont très coûteux (ex. un mur de données comme au MIL) et donc non adaptés aux besoins immédiats: certaines solutions (ex. des feuilles de papier étalées dans un salon) seront plus pratiques et moins onéreuses.

Il n’y a pas de recette toute faite: il faut chercher les outils qui nous conviennent. Ce n’est pas de devenir un geek, mais d’être conscient de ses besoins.

Plan

Enjeux

La pensée est une inscription matérielle. Il n’y a pas de pensée en-dehors de son inscription matérielle.

D’où l’importance des formats.

Formats

Dans un document Word, on produit une quantité énorme de texte – et ce texte est significatif.

Formats propriétaires

.doc, .pdf, etc.

Un fomat propriétaire est maintenu par un société privée. Ses spécifications (comment il fonctionne) n’est pas public, il est privé.

Ex. on ne sait pas ce que Zoom fait.

«Mon texte ne n’appartient pas.» La société à qui appartient un format propriétaire peut fermer demain, et on n’y aura plus accès.

Les formats conditionnent des pratiques.

Les exigences commerciales dépassent les exigences de recherche.

Formats libres

txt (texte brut), html (web, écran), xml, tex (impression), odt (version libre de Word), epub (liseuses, basé sur HTML).

HTML: tout ce qu’on voit avec un navigateur web. C’est ce qui se rapproche le plus d’un format universel. C’est un format extensible, on peut participer à son évolution, selon ses besoins (ex. Ugo Dionne pour étudier des chapitres).

Ces formats sont interopérables.

On a une manipulabilité très élevé, contrairement aux formats propriétaires (puisqu’on n’est pas soumis aux caprices des entreprises pour leur conversion).

Les formats libres sont standards, ils sont donc très résilients (ils seront lisibles dans 300 ans). Contrairement à un format propriétaire, comme .docx, on n’aura pas besoin de reconstruire péniblement le texte d’origine (perdu dans les fichiers du format propriétaire).

Txt: texte brut. C’est la chose la plus simple que l’on peut avoir sur un ordinateur. Pourtant, c’est techniquement très simple, le plus simple qu’on peut avoir.

Format en texte brut avec un syntaxe minimale, mais puissante: Markdown (on peut visualiser du HTML).

Balisage

Le balisage permet de structurer l’information. C’est très utile au catalogage.

Les métadonnées («sur-données», données qui se sur-ajoutent aux données) permettent d’affiner la recherche: elles aident à retrouver un item.

Informations structurées

Une description enrichie des données (bien structurées) permet de les transformer en phrases (ex. date, citation d’un livre précis, nom d’un auteur, etc.).

Pistes

Bibliographie

Une (vraie) bibliographie est une base de données.

Les syntaxes bibliographiques existent historiquement pour retracer les différents champs (titre, auteur, chapitre, etc.) sur papier.

Sur un ordinateur, cette syntaxe n’a plus autant de sens: il faut plutôt d’abord enregistrer les données, la mise en forme (majuscules, virgules, italiques, etc.) vient ensuite.

Outil recommandé: Zotero.

Prise de notes, quels besoins?

Nous avons tous des besoins différents.

Exemples de besoins:

Écrire en plein texte!

Outils

Rédaction

Quels besoins pour la rédaction?

Nomenclature de fichier

La réflexion sur l’emplacement physique des fichiers sur nos ordinateurs et serveurs est importante (pour se retrouver plus tard).

Il faut se trouver une nomenclature claire, simple, explicite.