(dernière modification : )

Théorie des biens limités

Reproduit à partir de la notice de Jérémy

Selon l’anthropologue américain George M. Foster, la théorie des «biens limités» correspond à l'«orientation cognitive» (Foster, p. 293) des paysans, représentation du monde selon laquelle tout bien matériel ou immatériel, distribué dans et par la nature, est disponible en quantité limitée; cette théorie sous-entend donc que tout gain chez un membre déterminé de la société engendre forcément une perte chez un autre membre, et vice versa.

Sous sa forme la plus synthétique, la théorie des biens limités est exprimée par le dicton: «le bonheur des uns fait le malheur des autres».

Références

Descombes, Vincent, 1987, « La philosophique de Combray », dans Proust. Philosophie du roman, Paris, Minuit, « Critique », p. 173-193.

Eliard, Aurore, 1973, « La société paysanne et le modèle de l’image du bien limité : étude critique », Homo, no 12, p. 49-64. Foster, George, 1965, « Peasant Society and the Image of Limited Good », American Anthropologist, volume 67, no 2, p. 293-315.

Hallowell, Alfred, 1960, « Ojibway ontology, behavior, and world view », dans Culture in history: essays in honor of Paul Radin (Stanley Diamond, dir.), New York, Columbia University Press, p. 19-52.

Privat, Jean-Marie et Marie-Christine Vinson, 2018, « … c’est là que le monde commence », dans Jacques-David Ebguy et Paule Petitier (dir.), Lectures des Maîtres sonneurs de George Sand, « Publications du centre Seebacher », Université Paris Diderot, en ligne : http://seebacher.lac.univ-paris-diderot.fr/sites/default/files/triangle2018_privatvinson.pdf