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Logique prédictive du récit

À partir de la notice de Barbara

Logique du récit: issue de la pensée structuraliste, cette méthode d’analyse propose de penser le texte comme un ensemble, composé de différentes couches de signification hiérarchisées. Il s’agit donc de saisir une matrice organisant globalement et localement le texte puisqu’elle se situe en amont de la narration ce qui permet, comme visée finale, d’appréhender comment le sens du texte se produit.

Du point de vue ethnocritique, la logique des possibles renvoie à la logique culturelle des possibles du texte (qui est la couche de signification qui nous intéresse ici), qui s’étudient grâce aux prédictions et aux prévisions (par le calcul et surtout la spéculation). Autrement dit, on peut analyser la logique du récit autour de la question de la prévisibilité et de la croyance à celle-ci.

La logique des possibles joue donc avec l’horizon d’attente (Jauss, Gadamer) qui est créé à chaque fois qu’une ouverture s’enclenche et instaure des enjeux qui mèneront (ou pas) à sa réalisation. C’est, en fait, surtout le texte qui joue. Il peut donner du poids ou non à l’annonce d’un possible à venir, il peut cacher ou mettre en avant l’une des étapes du processus ou même annoncer a posteriori les paramètres qui ont ouvert le processus d’annonce.