(dernière modification : )

3 interprétations du malheur par un prêtre:


sorcellerie

un ensorcellé rejette la responsabilité de l’interprétation de ses malheurs sur un autre.

les sorciers «volent» de l’énergie aux ensorcelés, qui, s’ils en perdent trop, mourront (lorsque le «niveau d’énergie» sera à zéro).

Le désenvoûteur doit obliger les sorciers à rendre l’énergie volée.

relations de lutte magique

il peut se former un «circuit» où l’énergie volée est transférée par un justicier à quelqu’un d’autre, etc. dans un enchaînement pour circuler jusqu’à la première personne lésée (ensorcelée).

La «force» magique du sorcier peut être comparée à une charge électrique dont le déplacement erratique atteint indifféremment les biens et les personnes du foyer ensorcelé.

[…]

C’est un contact matériel – le regard, le toucher, la parole – qui est censé nouer le sort, ou transférer la charge, pour parler comme l’auteur d’un ouvrage sur le désenvoûtement utilisé dans le Bocage.

[…]

Le désenvoûteur remplir l’office d’un isolant pour son client, et d’un conducteur pour l’adversaire de son client.

(Favret, p. 886-887)

On se ferait néanmoins une représentation simplifiée de la situation en se contentant de la métaphore d’un circuit électrique: parce qu’il n’existe pas de langage commun à tous ceux qui manipulent ce circuit, on n’en peut jamais identifier le schéma. Mieux vaut dire qu’il y a toujours de l’électricité dans l’air; tout au moins, on le soupçonne, puisqu’aucun des partenaires ne connaît jamais le nombre exact des autres ni leur identité. (p. 887)

mais c’est un régime contradictoire:

Le désenvoûteur énonce donc une loi: celle de la prohibition du contact. Mais seule la transgression de cette loi permet de survivre: en tout cas, la transgression de sa lettre. (p. 887)