Une œuvre absente

par Louis-Olivier Brassard

On ne pourrait parler de l’œuvre de Beauvoir sans faire mention de son occultation : bien qu’emblématique du féminisme du XXe siècle, elle est pourtant « la grande absente » des corpus1 de littérature et surtout de philosophie. Outre la censure opérée par la religion (Citation: , (). Pourquoi lire Simone de Beauvoir ?. La Presse+. ) et l’ambiguïté de son statut d’écrivaine (Citation: , (). Simone de Beauvoir, l’existence comme un roman.  : Classiques Garnier. ), son œuvre s’étudie souvent à l’ombre de l’homme avec lequel elle a décidé de partager sa vie (et dont les rapprochements, bien que nombreux, ne sauraient rendre leurs philosophies fusionnelles2). Le caractère radical et délibérément subversif de Beauvoir a probablement freiné son adoption par les milieux plus conservateurs – et notamment chez les universitaires3.

Notes


  1. Ou corpora, forme plurielle du mot latin corpus. Retour ↑
  2. Beauvoir se revendique activement d’une autonomie vis-à-vis de Sartre, qu’elle admire néanmoins (partout, sauf au lit (Citation: , (). Le couple modèle ?. L’Histoire.fr. )). Retour ↑
  3. L’hypothèse est la mienne. Retour ↑

Bibliographie

Collard (2016)
(). Pourquoi lire Simone de Beauvoir ?. La Presse+.
Galster (2005)
(). Le couple modèle ?. L’Histoire.fr.
Nicolas-Pierre (2016)
(). Simone de Beauvoir, l’existence comme un roman.  : Classiques Garnier.