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Interrogation directe

L’interrogation directe est habituellement exprimée par des phrases simples ou des propositions qui ne dépendent pas d’une autre proposition; l’interrogation directe se trouve donc généralement dans une proposition indépendante ou une proposition principale: «Qui est parti en premier?» (Ici, il s’agit d’une phrase simple constituée d’une proposition indépendante.) Elle se termine par un point d’interrogation. Il peut y avoir des propositions subordonnées (ou enchâssées) dans la phrase, mais c’est la principale qui est de type interrogatif direct (même si c’est toute la phrase qui se termine par un point d’interrogation).

Interrogation directe totale

L’interrogation porte sur l’ensemble de l’énoncé, la réponse est toujours oui, non ou peut-être (et leurs variantes, comme «sans doute», «probablement», «certainement», «assurément», «nullement», etc.). On confirme l’énoncé, on le nie ou on établit une nuance.

Trois formes:

L’interrogation directe partielle

L’interrogation ne concerne pas toute la phrase, mais seulement un de ses éléments fonctionnels (c’est-à-dire le C.O.D., le C.O.I., le sujet, l’attribut, le C.C., etc.). Elle a pour objectif d’aller chercher une information manquante. La réponse sera donc plus détaillée: il faudra fournir la précision demandée.

Quelle heure est-il?

L’interrogation porte ici sur le C.C. de temps de «est».

De quelle abominable médisance, messieurs, êtes-vous devenus les victimes? (L.F. Céline)

Ici, l’interrogation porte sur le complément du nom «victimes».

L”interrogation directe partielle peut prendre deux formes:

La phrase comprend un mot interrogatif

La phrase commence par un mot interrogatif

… suivi de la locution, l’introducteur, «est-ce que» ou «est-ce qui». Cet emploi convient davantage à la langue courante. Il n’y a pas d’inversion du sujet.

Qu’est-ce que vous feriez à ma place?