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Leçon 6

Les participes passés et la négation

Démarche à suivre afin de bien accorder les participes passés

Question initiale: il faut se demander si le participe est:

  1. employé seul (c’est-à-dire sans auxiliaire);
  2. conjugué (à un temps composé) avec l’auxiliaire être;
  3. conjugué (à un temps composé) avec l’auxiliaire avoir;
  4. ou s’il fait partie d’un verbe pronominal.

La règle à appliquer changera selon le cas.

Première règle: l’accord du participe employé seul (sans auxiliaire)

Deuxième règle: l’accord du participe conjugué avec l’auxiliaire être

Troisième règle générale de l’accord du participe conjugué avec l’auxiliaire avoir

Attention! Avec l’auxiliaire avoir, il faut être attentif aux cas particuliers

L’auxiliaire avoir est suivi d’un infinitif

Les participes passés des verbes dire, pouvoir, devoir, croire, vouloir, savoir, permettre, penser, prévoir, espérer …

…suivis d’un infinitif restent invariables.

Le participe passé du verbe faire, suivi d’un infinitif, est toujours invariable

Les compléments circonstanciels peuvent ressembler à des C.O.D.

Les verbes impersonnels sont toujours innvariables

Le pronom personnel «en»

Quatrième règle: l’accord du participe passé des verbes pronominaux

La méthode à appliquer est différente.

Étapes:

  1. Le premier élément à observer est le pronom personnel d’accompagnement. On doit identifier sa fonction grammaticale. Le pronom personnel d’accompagnement est-il:
    • C.O.D. ou sans fonction logique?
    • C.O.I. (ou, dans quelques rares cas, complément du nom, voire C.C.)?
  2. S’il est…
    • C.O.D. ou sans fonction logique: on accorde avec le sujet, comme le veut la règle de l’auxiliaire être;
    • C.O.I. (ou, dans quelques rares cas, complément du nom, voire C.C.): il suivra la règle de l’auxiliaire avoir. On doit alors chercher s’il y a un C.O.D. devant le verbe.

Trouver la fonction du pronom personnel d’accompagnement représente la plus grande difficulté. Truc: se fier à l’infinitif, puis ajouter «quelqu’un» ou «quelque chose» selon le contexte, ou «à euqleu’un». «de quelqu’un». Ainsi, on pourra savoir si l’emploi commande le C.O.I. ou le C.O.D. En effet, le pronom personnel d’accompagnement ne permet pas de voir la différence entre C.O.I. et C.O.D.: «nous», «vous», «se», «me», «te» peuvent assumer la fonction C.O.D. ou C.O.I. On ne trouvera là aucun indice de la fonction. Il faut vraiment recourir à l’infinitif pour le savoir.

Exemple: règle de l’auxiliaire «être»: accord avec le sujet.

Pronoms C.O.D.:

Elles se sont appelé==es== hier.

On accorde avec le sujet, parce quel e pronom «se» est C.O.D. (appeler qui? appeler quelqu’un).

Ils se sont rencontré==s== samedi.

(rencontrer qui? rencontrer quelqu’un -> C.O.D.)


Les verbes pronominaux à sens passif s’analyseront ainsi également (transitivité directe). Par analogie à la voix passive: «se parler», «se vendre», «se boire», «se manger», …

Cette langue s’est longtemps parlé==e== dans la région.

(Se méfier des correcteurs automatiques)

Tous ses livres se sont bien vendu==s==.

À la voix active, le complément est un C.O.D.: «parler une langue»; «vendre un livre»; «boire un jus»; «manger un biscuit».

Pronoms sans fonction logique

Habituellement, il s’agit des verbes essentiellement pronominaux (qui n’ont pas de forme autre que pronominale).

Yasmina s’est évanoui==e== en apprenant cette nouvelle.

On accorde avec le sujet, puisque le pronom «se» n’a pasde fonction logique.

Vous vous êtes souvenu==s== de ce grand événement historique.

Sans fonction logique: on fait l’accord.

Règle de l’auxiliaire avoir: invariabilité ou accord avec le C.O.D. placé avant le verbe

Pronoms C.O.I.

Pronomn personnel «en» C.O.D.

Participe du verbe faire suivi de l’infinitif

Rccourci pratique (mais pas infaillible)

Note: pour que ce raccourci soit utile, il faut savoir bien reconnaître les verbes essentiellement pronominaux.

  1. Si le verbe est essentiellement pronominal (ou apparenté aux essentiellement pronominaux), il faut accorder avec le sujet, tout simplement (le pronom personnel d’accompagnement est sans fonction logique).
  2. Pour tous les autres verbes pronominaux, il suffit de chercher le C.O.D. avant le verbe et d’accorder le participe avec lui. Cela fonctionne même avec les verbes pronominaux où on applique la règle de l‘auxiliaire «être», pusique le pronom personnel d’accompagnement est en fonction C.O.D. et que le pronom personnel d’accompagnement et le pronom sujet renvoient à la même entité ou à la même personne (donc même gnere et même nombre). Toutefois, il faudra quand même bien apprendre les cas particuliers qui s’appliquent ici aussi.

La négation

La négation qui porte sur toute la phrase

La négation porte sur un seul élément de la phrase

La mise en relief

Note: il ne s’agit pas d’une fonction, sauf pour les présentatifs.

Les présentatifs

Utilisé simplement, «c’est» n’est pas nécessairement un présentatif; le verbe «est» demeure un verbe principal; le pronom démonstratif «c’» reste un sujet et «est», le verbe d’état: le reste de la phrase est attribut du sujet.

À la différence de ce que Goosse et Grevisse expliquent dans les Nouvelle Grammaire française (p. 342, § 409, b) 1), nous ne considérons pas les phrases suivantres comme soutenant un présentatif:

C’est beau. C’est une fenêtre. Ce sera une grande fête. Ce fut une journée magnifique.

Au contraire, les présentatifs «c’est… que» et «c’est… qui» sont de simples locutions. Étymologiquement, il est vrai que ces expressions constituaient des propositions principales suivies de propositions relatives ou, selon le contexte, des propositions complétives. Mais maintenant, elles sont entrées dans l’usage, il serait superflu de les analyser ainsi. ==Très simplement, considérons-les comme des locutions, des expressions formant un tout.==

Les présentatifs euvent mettre en relief soit toute la phrase (ou la proposition), soit un seul élément fonctionnel.

Les présentatifs «voilà», «voici», et «il y a»

Tout comme le présentatif «c’est», les trois présentartifs «voilà», «voici», et «il y a», employés seuls, forment une proposition («Voilà mon travail!» phrase sans verbe, donc nominale).

Il y a une maison au bout de cette rue.

Il s’agit d’une phrase complète avec un verbe conjugué. Ici, l’expression «Il y a» contient un verbe impersonnel.

Mise en relief de toute une phrase (ou de toute une proposition)

Mise en relief d’un seul élément de la phrase

La fonction du présentatif est alors de mettre en relief le groupe fonctionnel, qu’on doit d’ailleurs preciser. Sinon, comme dans le cas des pronoms interrogatifs, des sujets des verbes impersonnels (leçon 11) et des mises en relief (Leçon 6), on dit que le pronom représente par anticipation. Parfois, le pronom n’a pas d’antécédent déterminé; on dit qu’il est alors en emploi absolu. Le plus souvent, il s’agit de pronoms indéfinis. (Dans certains cas, ce peut être un pronom démonstratif «ce» ou «cela», «celui», «celle», «ceux», «celles», «ça» au registre familier.)