Séance 4 : Utilitarisme et conséquentialisme. Tuer et laisser mourir.

Peter Singer : Famine, richesse et mortalité

Texte concis ; Singer sait résumer des idées très fortes.

Choix de la responsabilité morale.

Notre capacité à donner (collective) dépasse grandement celle des États. Ce que Singer juge le plus pertinent, c’est l’action des personnes privées. Il aborde les questions de justice distributive, mais conclue que la variante la plus performante pour donner est l’individu.

Il n’y a rien dans l’argument de Singer qui interidise qu’une part de l’argent collecté par l’État soit envoyé à l’étranger.

Obligation morale exigée plutôt que simple charité. Nous devons donner si cela n’entraîne pas de conséquences similaires à notre propre endroit. Si cela ne nous affecte pas, nous n’avons aucune raison de ne pas donner. Singer ne valorise pas une action surrégoratoire, mais une obligation morale exigeante.

La complexité de la situation nous dédouane de nos responsabilités individuelles.

Il est facile de reporter le fardeau des responsabilités sur autrui (i.e., sur les élites politiques ou les groupes fortunés). Singer nous met en garde contre cet acte de se renvoyer la balle sur le plan des responsabilités.

Nous devons donner, sauf si nous devons sacrifier quelque chose de signifiant. (version faible de l’argument) Cependant, la majeure partie du temps, nous ne répondons même pas à la version faible de l’argument de Singer, nous ne répondons même pas à l’appel au don lorsque la contrepartie est ridicule, dérisoire.

Révolution de Singer : nous débarrasser du superflu.

Communauté de solidarité par une prise de conscience radicale.

Un intérêt est un intérêt, peu importe la personne pour qui c’est l’intérêt. Principe fondamental de l’égalité des intérêts. Un droit est un droit, peu importe la personne dont c’est le droit. (Singer préfère la notion d’intérêt à celui de droit, par souci de distanciation au déontologisme.)

Si l’on n’a aucune raison de ne pas faire quelque chose, alors on est moralement tenu de le faire. Il y a une faute morale à ne pas venir en aide à une personne, car on ne reconnaît pas l’égalité des intérêts.

Action surrégoratoire : action louable, mais non absolument nécessaire. Pour Singer, le principe de l’égalité des intérêts n’est pas surrégoratoire, il est absolument nécessaire.

Singer est particulièrement connu pour son éthique animale. Nous n’avons aucune raison de ne pas modifier notre alimentation pour en éliminer la viande, mais la plupart des gens refusent en raison de caprices (raisons futiles).

Deux versions de l’argument de Singer :

La version faible est déjà très exigeante.

John Stuart Mill : l’utilitarisme

L’utilitarisme se présente généralement comme une théorie de la justice, et non comme une conception du bien comme le fait la théorie de la vertu. Permet la rencontre de plusieurs conception du bien.

Certaines réponses de Mill ne s’appliquent pas toujours dans le contexte d’aujourd’hui.

Mill, bien qu’il soit féministe, s’adresse à l’honnête homme. Mill n’écrit pas comme un Kant ; écrit plus comme un essai que comme un traité de philosophie.

La recherche des valeurs morales, ce qui est bien ou mal, ce qui guidra notre action. Ce qui est normatif. Slotd vommrny téshit ?

Nous avons des dispositions morales qui après peuvent être affinées. Mill croit que nous avons des m

Mill critique ceux qui ne remettent pas en question leur but final (même s’ils poursuivent leur but très bien).

Plus on se rapproche d’un but/objectif, plus celui-ci devient flou.

Dans le premier chapitre, Mill met de côté ce qui n’est pas nécessaire à sa thèse.

Thèse sur le plaisir au lieu de la morale. Mill : on ne peut écarter le plaisir, il faut le penser correctement. Il faut pour cela réfléchir au bonheur du quotidien.

Immoral : retirer quelque chose et ajouter de la souffrance, alors qu’elle n’est pas.

On ne peut pas mesurer une action comme elle-même.

On ne peut penser à bonheur à partir d’une seule personne.

Un Socrate insatisfait vaut mieux qu’un imbécile satisfait.

Plus on augmente le nombre de bomheurs, plus on les diminue. Il devient impossible de répondre à la règle morale de Mill, car on ne peut se multiplier soi-même.

Il faut maximer l’utilité, mais nous sommes limités en raison du nombre de fins pour lesquelles nous sommes sollicités.

Il n’y a jamais de satisfaction réelle dans le conséquentialisme.

Selon l’égalité des intérêts, il ne faut pas nier son propre intérêt. Jamais il ne faut édifier en valeur notre propre sacrifice.