Séance 5 : Justice et utilité

Maximiser la cohésion sociale en favorisant le bonheur (l’utilité) général.

Une théorie morale est une méthode. Cadre qui dicte l’action en fonction de la valeur.

Il faut séparer le cadre méthodologique des enjeux moraux.

Pour Mill, la théorie morale se fonde sur la recherche de plaisir et la diminution de la souffrance. Deux fins (qui sont en fait deux côtés d’un même objet).

Tentation perfectionniste (mais erronée) d’accumuler du bonheur de manière quantitative (des bonheurs de faible qualité mais en si grande quantité que pourraient surpasser quelques rares bonheurs de qualité).

Ce qui compte vraiment et ce qui est secondaire.

Hiérarchisation. Il faut une hiérarchie des bonheurs et des déplaisirs, car si tout se vaut on ne pourra pas être guidé pour maximiser le bonheur général.

Il existe des actions qui visent le bonheur, mais qui reposent sur une mauvaise évaluation de ce qu’il faut faire. La motivation de l’agent ne peut être utilisée comme critère. On ne peut faire l’évaluation uniquement a posteriori, car autrement on n’a aucune façon de savoir si une action est bonne ou mauvaise avant de l’avoir entamée.

Il faut prendre gare à ne pas mal évaluer la recherche de bonheur (analogie : utiliser une règle mais sans comprendre le système métrique). Par exemple : penser le bonheur de manière quantitative (erroné).

Une règle peut être discriminatoire, sasn tenir compte des particularités individuelles. Prétexte : favoriser le plus grand nombre uniquement sur la base d’un sondage (aggrégation). Est-ce le plus grand bonheur ?

Caractère impersonnel de l’utilitarisme (reproche fait notamment par l’éthique de la vertu).

Une règle cautionnée prapar un gruope témoigne d’une satisfaction générale.

Égtal considération des intérêts.

Un il vaut mieux être un Socrate insatisfait qu’un porc satisfait. En refusant cela, une personne ressentant davantage de bonheur serait comparée à quelqu’un d’autre avec un bonheur moindre, ce qui bafouerait la hiérarchie nécessaire à la prise de décision.

Pour Mill la très grande majorité de nos actions sont déjà compatibles (ne vont pas à l’encontre, ne recevraient pas de sanction) avec l’intérêt général ; on est libre d’agir comme on veut. Pas une interdiction d’agir d’une certaine manière, mais invitation forte à agir dans l’intérêt général, à le favoriser.

Sanctions

Il nous faut des codes pour baliser nos interactions.

Parfois, les sanctions prennent la forme d’une force extérieure (lois).

Boo-yay theory : fondé sur réactions du public.

Sorte de platonisme chez Mill : préexistence du bien qui donne un sens à la communauté morale.

Il nous faut une méthode pour voir claire : l’utilitarisme.

Une action est juste si elle promouvoit le bonheur, injuste si elle tend vers le contraire. Les conséquences sont évaluées en fonction d’un critère d’utilité, qui lui-même repose sur le bonheur.

Chaque personne désire le bonheur en lui-même. Le bonheur général est désirable en tant qu’il est désiré par chacun comme la somme des bonheurs désirés.

Collectivement, n’est-pas la satisfaction individuelle ? Comment faire alors pour vivre ensemble ? Il faut que les préférences soient respectées tant qu’elles ne viennent pas à l’encontre des préférences des autres.

Sophisme de composition (après sophisme naturaliste, «doit être») : les parties d’un tout ne sont pas nécessairement le tout. Ne serait qu’une forme d’accumulation.

La somme n’est pas nécessairement relative à la composition de ses parties.

L’objet du bonheur est relativement secondaire, conception propre à chacun. Tous sont toutefois d’accord pour la recherche du bonheur (peu importe la forme que prendra ce bonheur particulier).

N’est pas une logique agrégative.

On ne peut pas nier que l’on cherche son bonheur, qu’on poursuit un projet de vie (une forme de bonheur). Admission que chacun tend vers son bonheur.

Justice et utilité

Ce qui compte, c’est que nous soyons en esure d’établir des règles morales qui valent pour tous. Universalisation. Il faut un principe maximisateur, commun mais qui n’aplanit pas les différences.

Principe permettant d’universaliser : l’égale considération de chaque personne.

L’égale considération de chaque personne n’est pas seulement louable, mais un devoir, à moins que les circonstances ne nous empêchent d’accomplir un tel acte de justice (strictement circonscrit).

On ne peut discriminer un intérêt parce qu’il n’apparaît pas au goût du jour.