Séance 12 : La philosophie post-coloniale

On finit par correspondre à un modèle représenté de manière stérotypique. Imaginaire qui se construit à partir des puissances de domination. Représentation que les membres d’une société se font d’eux-mêmes.

Modèle de théorie éclatée, avec quelques éléments théoriques qui permettent de formuler une solution cohérente avec un certain système (la justice comme équité par exemple).

La question de la responsabilité : l’État (qu perpétue)? Grandes entreprises (qui ont mené grands projets qui ont structuré la société)? À qui attribuer la responsabilité?

Logique de justice distributive : mécanismes de justice sociale. Ce qui se perd cependant, c’est la responsabilité à l’égard de certains groupes, on prend la société dans son ensemble. On perd alors les raisons pour lesquelles des personnes se retrouvent dans leur état d’inégalité. On perd aussi le type de réparation symbolique, le geste de réparation devient non spécifique, on oublie les différences en considérant la société dans son ensemble comme si elle était égale.

Responsabilité ciblée. Les choses ne sont pas égales.


Rôle de la philosophie politique : présenter les règles d’un système global, éveiller la compréhension des membres de la société aux enjeux encadrés par ses principes.

Participer aux projets de vie de chacun, faire en sorte que les projets de chacun soient respectés.

Pourquoi les gens obéissent-ils? Peur des sanctions? Compréhension des lois?

Qu’est-ce que change le populisme en termes d’équité démocratique? Quels sont les problèmes liés au populisme? En quoi affecte-t-il l’équité démocratique?

La pauvreté peut-elle changer la pensée politique des gens qu’elle affecte? De même que la ségrégation et le féminisme?

Réinterroger la norme en fonction de laquelle on comprend un problème. La manière même dont on modèle le problème (dont on l’énonce) change; la manière dont on énonce la théorie change.

Si la théorie change à chaque fois qu’on lui pose un problème, alors il n’y a plus vraiment de théorie, car réagit toujours en fonction du problème, le mime.

Oui, la théorie peut s’adapter en fonction du type de problème, mais elle doit résister au changement quant à sa réaction face au problème.

Des cadres méthodologiques demeurent. La philosophie comme boîte à outils. Et pourtant, il y a peu d’interdépendance entre les différents domaines d’études et ces outils. Voies parallèles qui ne se croisent que par le hasard de notre formation.

Différents outils, différentes aptitudes, mais pas forcément des allégeances (allégeances à certains courants philosophiques par exemple), mais simplement de pouvoir utiliser la variété de moyens à notre disposition pour résoudre un problème.

Quels sont les registres conceptuels en fonction desquels on est en mesure de réagir?

À chaque fois, il s’agit de voir, peu importe les auteurs ou les démarches, des cadres conceptuels qui ne sont pas tant des réponses, mais des moyens pour résoudre les problèmes.

Outils en fonction desquels on est en mesure de s’approprier certains problèmes.

Avoir le niveau d’abstraction suffisant pour résoudre un problème. On aime avoir un mode de cohérence propre au problème. Avoir une logique d’ensemble, et non dans le cas-par-cas; projet de justice globale. Relations entre les groupes d’une société et entre les sociétés elles-mêmes.

Cohérence d’ensemble (par rapport à nos projets de société) au lieu de réagir à chaque fois au cas-par-cas face à un problème particulier.