Séance 1 : Introduction générale
- 1641 : Méditations de Descartes
- 1677 : L’Éthique de Spinoza
- 1674, 1675, 1680, 1688 :
- 1715 : Principes de la nature et de la grâce, Monadologie de Leibniz
- 1758 : Enquête sur l’entendement humain de Hume
Différentes typologies de textes :
- Genres traditionnels renouvelés :
- traité
- dialogue
Nouveaux styles :
- méditation
- exposé more geometrico
Moyens de diffusion inédits :
- correspondances
- revues
Questions débattues à l’époque moderne :
- Qu’est-ce qu’une idée ?
- Mécanisme ou finalisme ?
- Quel rapport y a-t-il entre l’esprit et le corps ?
- Comment justifier la présence du mal dans le monde ?
Qu’est-ce que la philosophie moderne ?
Les ouvrages datent de la première moitié du XVIIe siècle. Philosophes de la renaissance, Italiens.
Début de la modernité : renouvellement profond, révolution scientifique.
Se sont qualifiés eux-mêmes de modernes, contrairement aux anciens penseurs. Caractères généraux de la révolution scientifique :
- Opposition à l’anthropomorphisme et à la téléologie. Théorie des quatre éléments d’Aristote. La Terre (habitée par les humains) est au centre du cosmos. La Terre perd sa position centrale et gravité, comme les autres planètes, dans l’espace. Opposition fini/infini. L’espace est désormais vu comme infini. L’idée d’un fini cosmique avait remis pour la première fois en question l’expérience commune. Traits téléologiques et animistes (passions) décriés par nouveaux savants comme absurdités et comme l’inintelligibilité du modèle qu’ils combattaient.
- Adhésion au modèle mécaniste. Aspects théoriques : centralité de la métaphore de la machine. Métaphore centrale : beaucoup de savants ont voulu qualifier leur philosophie mécaniste. Violation du principe aristotélicien qui distingue le naturel de l’artificiel. L’horloge en particulier a fasciné les savants. Rapprochements entre nature et horloge (produit artificiel). Beaucoup d’importance accordée également aux automates. Un observateur naïf pourrait omettre de distinguer le caractère artificiel des automates de la réalité naturelle à laquelle ils sont analogues. Expérience qualitative du monde ???.
- La philosophie naturelle mécaniste se distingue de la pensée qui invoque l’action d’un agent surnaturel. Comparer la matière aux lettres de l’alphabet qu’on peut combiner de différentes manières grâce au mouvement. Les états de mouvement de la matière doivent suffire à expliquer les phénomènes proprement naturels ; explication mécaniste.
- Le rôle clé pour les mathématiques. Rapport entre les mathématiques et les causes efficientes : l’ordre de la nature n’était plus téléologique mais causal. Les mathématiques étaient, dans l’Antiquité, employées dans les sciences abstraites ; dans la modernité, elles étaient appliquées au monde réel. L’essence des choses est inconnaissable. C’est surtout grâce à l’algèbre que les mathématiques sont devenues utiles pour quantifier les objets naturels (et faire l’objet d’études scientifiques). La fin d’un phénomène entraîne le début d’un autre (perspective mécaniste). Sciences occultes. Mathématiques pour expliquer phénomènes intelligibles.
- L’importance accordée à l’expérience. Connexion étroite entre le développement des sciences et celui de la technique. (avant) Recours souvent à la vérité dans les livres des hommes plutôt que la vérité de la nature. Désir de découvrir la vérité véritable : recours aux sens. L’étude de la nature n’est pas la priorité de l’homme chrétien ; rôle contradictoire de la tradition chrétienne.
- Des nouveaux lieux du savoir. Naissance d’un intérêt pour les connaissances naturelles. Création des grandes institutions pour le savoir (Grande-Bretagne, France, Allemagne, etc.). Premières revues, souvent liées aux institutions elles-mêmes.
- Révision du rapport entre la science et la religion. On a accordé beaucoup d’importance à la redéfinition de la connaissance elle-même (chez tous les philosophes vus dans le cours).
Deux auteurs à considérer (non évalués dans le cours) : Francis Bacon (1561-1626) et Galilée (1564-1642). Rejeter la science scolastique et se baser sur l’expérience, l’induction. Il manquait à Bacon le rôle des mathématiques, qui pouvaient avoir un rôle dans les phénomènes physiques et naturels. Pour Galilée en revanche, les figures géométriques et les calculs peuvent alimenter la science expérimentale. Bacon se prononçait contre la logique déductive, qu’il qualifiait de stérile, incapable de faire avancer la connaissance. L’énumération simple. L’induction : le passage d’une série de cas particuliers à une règle générale doit être fait par degrés. Ne se base pas sur la simple énumération, mais sur l’explosion.
Données de l'expérience
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| Histoire naturelle
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| Tables
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| Induction par élimination
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Expression |
simple |
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v v
Généralisation / Interprétation
Pour Galilée, l’expérience est importante. Considérations purement métaphysiques. Le mérite le plus grand de Galilée consiste à donner aux mathématiques le langage de la nature. Ce sont les mathématiques qui fournissent les outils conceptuels pour une démonstration certaine. Configuration géométrique de l’espace, des planètes.
Qualités objectives et qualités subjectives (qui n’existent que dans la relation objet-sujet) : qualités premières et secondes. La connaissance scientifique doit demeurer indépendante de la sensibilité (subjective) de l’observateur.== Galilée est attaché à l’atomisme ==???. La distinction n’est pas proprement (plutôt partiellement) philosophique. Théorie philosophique de la connaissance, systématique. N’a même pas voulu accomplir une théorie physique totalitaire comme le fera Descartes. N’a pas compris quels étaient les implications, les potentiels philosophiques des qualités premières et secondes ; a tenu compte de leur poids dans la polémique très ciblée [de son époque]. A donné des éléments, mais n’a pas développé de véritable système.