Pourquoi punir? Le débat sur la justice pénale

Sanction pénale

À distinguer d’autres types de sanctions légales (ex. civiles comme dommages-intérêts ou l’exécution d’une obligation).

Condamnatoires ; actions considérées répréhensibles.

Privent les individus de ce à quoi ils attribuent généralement de la valeur (temps, argent, liberté).

Le conséquentialisme pur

Une sanction pénale est légitime lorsque les conséquences positives surpassent les conséquences négatives. «Exclure un mal plus grand» (Bentham).

Un bien plus grand que la sanction : prévention du crime, décourager individus d’enfreindre la loi.

Les sanctions légales (ex. emprisonnement) sont-elles les outils de prévention les plus efficaces? (Vs approches thérapeutiques axées sur la réhabilitation.)

Défi moral d’imposer une sanction très lourde à une personne innocente ou ayant commis un délit mineur.

Le conséquentialisme restreint

Les sanctions légales ont généralement des conséquences bénéfiques, mais doivent être encadrées par principes non conséquentialistes (ex. interdiction de punir innocents; interdiction d’imposer sanctions non proportionnelles à la gravité du crime).

Objections au conséquentialisme restreint

Comment justifier des principes moraux non conséquentialistes?

Penser en termes de conséquences revient à traiter injustement les contrevenants (personnes) comme des moyens plutôt que comme des fins.

L’anti-conséquentialisme kantien en matière de philosophie du droit

Lever le bâton devant un chien; traiter l’être jhumain comme un chien plutôt qu’avec la liberté et le respect qui lui est dû en tant qu’être humain.

Le rétributivisme classique et la question du mérite

L’État a le droit (voire le devoir) de punir les contrevenants simplement parce qu’ils le méritent.

Renoncer au conséquentialisme en entier : penser les sanctions en termes de mérite.

Mérite de souffrir?

Pourquoi autoriser l’État à punir les contrevenants?

Rétributivisme et fair-play

Les contrevenants s’approprient injustement des avantages.

L’État doit punir car veille à l’équité (ex. taxes/impôts).

Objection : un crime est injuste non pour ce que les criminels en retirent, mais davantage pour le dommage qu’il cause à la victime.

Rétributivisme expressiviste

Expression morale par le criminel qu’il a plus de valeur que la victime.

La justice vise à montrer que les deux individus sont égaux (les remettre sur un pied d’égalité).

Objections au rétributivisme expressiviste

L’abolitionnisme

Trop d’objections contre les sanctions légitimes; il faut trouver une solution de rechange.

Ce que l’État peut légitimement faire, c’est contraindre les contrevenants à réparer le tort qu’ils ont commis à leur victime. Lorsque l’État impose une sanction légale à un criminel, il retire à la victime le droit de déterminer comment la faute commise peut être réparée.

Mettre en place programmes de médiation et de réconciliation auxquels victimes et malfaiteurs assisteront communément.

Objections à l’abolitionnisme

Le modèle de la quarantaine

Certains philosophes de l’esprit considèrent que le libre-arbitre est une illusion.

Si le libre arbitre est une illusion, pourquoi pas la reponsabilité morale aussi?

Comment justifier sanctions légales si les contrevenants ne sont pas responsables de leurs actes?

Solution : quarantaine (prison), protéger la société du danger qu’ils posent pour la société.