Les CLS (suite)

Les principes (dont on doit tenir compte dans la «common law») sont parfois absurdes, mais il faut en tenir compte.

Le débat Dworkin-CLS : illustration par McLoughlin v. Obrian

Deux principes distincts compatibles avec un nombre à peu près égal de précédents (contrainte de cohérence) :

La bonne solution dans le cas McLoughlin selon Dworkin, ce serait d’accorder la priorité au principe de responsabilité individuelle : «si quelqu’un doit soiffrir dans ce cas, ce devrait être la personne qui a commis une faute».

Il y a donc une grande part d’arbitraire chez Dworkin.

Déterminer «la bonne solution» peut être fort ardu (en particulier dans les «cas difficiles»), nécessite un travail juridique (ou juridico-philosophique).

La Critical Race Theory (CRT)

Thèses évoquées dans le texte :

Le déterminisme structurel

La thèse du déterminisme structurel s’appuie sur l’exposition répétée des communautés à des images qui renforcent une réalité, façonnent notre perception de la réalité (même les noirs en viennent à croire qu’ils sont voués à être victimisés). Conditionnement social, détermination par la structure de la société.

Convergence des intérêts

Peut-être la thèse la plus fortement illustrée dans le documentaire.

L’incarcération américaine est la continuation historique de l’esclavage.

Sert les intérêts du groupe en pouvoir.

Passage du vieil homme noir, un peu grand-papa (donc inoffensif) à la figure dangereuse du violeur, du criminel.

L’industrie autour du milieu carcéral; les intérêts des multinationales dans l’investissement carcéral. Intérêts matériels.

Autre volet de la thèse (selon D. Bell) : aider la population noire, bien la traiter, car cela aidera leur cause matérielle.