BROUILLON

Travail final – Plan

Tant la nouvelle «La Loterie» que le roman Frankenstein questionnent, chacun à leur manière, le sentiment de révolte de l’individu face à la vindicte et à la persécution populaire. Montrez comment ce sentiment s’articule dans les deux œuvres.

Frankenstein

Récurrence du maudissement: pp. , 173, 182

Importance de (ou importance naïvement accordée à) l’éducation (surtout livresque), enseignement ensuite rejeté par la population ou contredite par la réalité.

La beauté, la joie, sont des sentiments universels, même appréciables par une créature plus ou moins humaine (plus humaine que non humaine, quand même…)

Sentiment du haïssement («Mais moi je suis seul et haï.», p. 173)

Savoir pour s’éclairer, savoir pour devenir plus misérable (ou laid/hideux); la laideur est une chose qu’on apprend, et non donnée en soi.

Tout en développant mon savoir, je voyais de plus en plus clairement quel misérable j’étais. (p. 174)

J’avais assez de sagacité pour me rendre compte que ma laideur physique avait constitué le principal objet d’horreur pour ceux qui m’avaient entrevu. (p. 176)

Laideur (ogre) => mal (manger/tuer)

Abominable créature! Vous voulez me manger et me mettre en pièces. Vous êtes un ogre

Le sentiment de peur

je suis tiraillé par la peur car, si j’échoue, je serai pour toujours en marge du monde.

Ne pas s’aimer soi-même (suggestion suicidaire, p. 182)

Accusation:

Créateur insensible et sans coeur! (p. 187)

Vengeance, amertume, répulsion (p. 187-188, 190)

Excité par la souffrance, je vouai une haine et une vengeance éternelles à l’humanité toute entière.

La vengeance pour rétablir la justice, pour «compenser les outrages et l’angoisse» (p. 190).

Vengeance => puissance

Moi aussi, je peux créer la désolation.

Raison du mauvais: malheur

Si je suis mauvais, c’est parce que je suis malheureux. (p. 195)

Le dégoût comme source du rejet:

Mais, lorsque je le regardais, quand je voyais sa masse difforme ballotter au moment où il prenait la parole, mon cœur se soulevait et je me sentais horrifié et dégoûté.

p. 202: le créateur est lui-même «mis au ban de la société»

La solitude comme conséquence…? («J’étais seul.» p. 228)

Retour du balancier, le créateur goûte à «sa propre médecine»:

Il n’y avait personne à mes côtés pour me parler d’uen voix douce et affectueuse – aucune main pour me secourir. (p. 245-246)

La solitude, source de vindicte chez le monstre (il est privé du droit d’avoir une semblable, une compagne).

Réponse adverse à une humanité bienveillante:

J’avais des sentiments d’affection et on n’y a répondu que par la haine et le mépris. (p. 230)

Décalage entre les désirs/intentions du monstre (sanguinaire? qui tue pour le plaisir?) et ce qu’on projette sur lui:

J’avais déchaîné parmi eux un ennemi dont la seule joie consistait à verser le sang et à se délecter du malheur. (p. 255)

Le sentiment d’injustice alimente la vindicte.

Droit de refuser une demande (p. 298)

Le monstre est lui-même lui-même victime de sa propre cruauté:

j’étais l’esclave et non le maître d’une impulsion que j’abominais mais à laquelle je devais obéir.

Solitude des sentiments:

Mais aujourd’hui quels sentiments pourrais-je partager?

jamais d’auto-réalisation:

je n’ai jamais pu satisfaire mes propres désires (p. 310)

Le monstre se réserve sa propre autodestruction.

C’est paradoxalement en restant vivant que le monstre subi la pire vengeance. (p. 312)

La Loterie

Protestation

Qu’est-ce que l’injustice? (invoqué par la femme)

L’Ancien: ce qui est a toujours été et sera toujours (devrait toujours être). Injonction à la perpétuation des traditions (sinon effondrement social prophétisé).

Conservatisme de certains membres de la population; attachement aux «institutions».

Le sentiment de révolte est annihilé, car impuissant (Mme Hutchison seule contre le sort, seule contre tous, désarmée contre les jets de pierre).

Vs

Solitude (rejet (à commencer par le créateur), marginalité) vs communauté

Souffrance (injustice: sauver un enfant, être récompensé par la souffrance, p. 189)

Torture (le monstre rend la vie de son créateur misérable, la mort n’est pas immédiate dans La loterie).

Monstre:

Suis-je donc le seul fautif alors que l’humanité entière a péché contre moi? (p. 310)