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BROUILLON

Métaphysique de l’être transcendant et doctrine des entéléchies immanentes

La « science théologique » (Méta., E, 1, 1026a) compte parmi les candidats au titre de philosophie première. Elle porte sur ce qui est séparable (de la matière) et immobile, elle semble anticiper le sdéveloppements du livre Lambda qui pose l’existence d’un « Premier Moteur immobile ». Son existence même met cependant à mal la façon dont les livres centraux du traité (Z-H-Thêta) envisagent la forme comme principe inhérent aux substanecs sensibles.

L’ontologie qui porte sur les principes des substances sensibles singulières serait-elle celle de la théologie? Faut-il envisager la Méta. comme le théâtre d’une irréparable et tragique scission entre le monde humain et le divin?

Panorama des différentes « versions » de la science recherchée

Livre A-alpha-B : sagesse comme archéologie : science des premiers principes et des premières causes.

Livre Gamma : perspective sémantico-ontologique (vu plus loin dans une autre séance). Asymétrie entre l’être comme substance et les autres sens de l’être.

Livres Z-H-Thêta : ousiologie : la question est toujours celle de l’être en tant qu’être et de ses attributs, mais Aristote focalise son attention sur l’ousia, dimension première et éminente de l’être.

Livre Lambda : « science théologique » (annoncée en E 1) semble poser l’existence d’une substnace supra-sensible.

Première partie ; qu’est-ce qui mérite le nom d’ousia?

Le problème : l’individu est la seule réalité, mais il est inconnaissable

Relecture aristotélicienne de l’ousia platonicienne (individus intelligibles)

Les différents sens d’ousia (Z1) : ce qui subsiste par soi (kath’hauto) et l’essence (ti esti).

Le programme du livre Z et les termes de la combinatoire

Élimination de la matière au titre d’ousia

Pourquoi la matière ne peut-elle être une réalité substantielle?

La substnace comme quiddité (Z 4-7; 8-12)

Pour déterminer ce qu’est la quiddité, on part de la définition de l’essence comme ce qui est par soi (kath’hauto 1029b14) qu’on distingue :

Il existe deux sortes d’attribut propre (kath’hauto) (Secondes Analogies, I, 4, 73a34-b5) :

  1. l’attribut qui appartient à l’essence et donc à la définition;
  2. l’attribut qui est dans la chose, mais qui la comprend dans sa définition, c’est donc le sujet à définir qui se trouve compris dans l’attribut.

Le ti esti n’épuise pas les déterminations du tode ti.

La quiddité va plus avant que la définition générique : puisque les choses sont singulières, c’est dans leur singularité qu’elles doivent être saisies, elle saisit donc les différences dernières :

La quiddité d’un être est son essence individuelle et déterminée. (1030a3)

Il n’y a cependant pas de science de l’accident.

La quiddité d’une chose est consittuée par les éléments propres de son essence (ti esti). (Secondes Analogies, II, 6, 92a7)

Selon la démarche caractéristique de Z, on va établir non pas une exclusivité, mais un ordre de priorité (Z 5) : la quiddité appartient en priorité et absolument (protôs men kai haplôs) à l’ousia (1030a30; b5), ou encore malista kai protôs kai haplôs (1031a13-14). Aux autres catérogies, en revanche, elle n’appartient que secondairement ou de manière dérivée (empomenôs 1030a23), pas absolument (1030a31).